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Traçabilité des dispositifs médicaux : restaurer la confiance

DSIH, Pierre Derrouch, LUNDI 06 MAI 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Selon une note d’information(1) de la DGOS du 27 mars 2019 relative à la traçabilité des dispositifs médicaux implantables dans les établissements de santé et aux outils d’autoévaluation et d’accompagnement disponibles, l’informatisation du circuit du DMI est un prérequis essentiel à l’application de la réglementation en matière de traçabilité des DMI. La pression s’accentue sur les établissements.

L’intégration des systèmes d’information existants et leur interopérabilité sont des conditions nécessaires à la mise en place et à l’utilisation de l’identifiant unique des dispositifs (IUD) prévu dans le règlement européen, note en substance la DGOS dans sa note d’information. De son côté, l’Assemblée nationale vient de publier le rapport de la mission d’information relative aux dispositifs médicaux. Y figurent 36 propositions pour améliorer le circuit des DMI et « restaurer la confiance » entachée par plusieurs scandales sanitaires.

Garantir la traçabilité des DMI au bloc opératoire

En clair, les établissements doivent s’équiper de programmes informatisés pour les blocs opératoires et l’enregistrement du matériel, car la traçabilité devient de plus en plus complexe. Des solutions existent, comme le logiciel TimeWise Bloc Pro présenté dans DSIH.fr le 12 mars dernier. Il permet de tracer les DM/DMI en salle d’opération, en scannant directement les codes-barres des fabricants à l’aide d’une douchette sans aucun réétiquetage. Les informations enregistrées (numéros de lot, références, dates de péremption) assurent la traçabilité nominative des articles. En partenariat avec l’association Phast Sercices, Canyon Technologies, l’éditeur de ce logiciel, intègre le lien vers plus d’un million de dispositifs médicaux disponibles sur le marché français. « Le partage de ce référentiel unique par l’ensemble des logiciels du circuit des DM garantit l’interopérabilité des échanges, condition sine qua non pour un décloisonnement des systèmes d’information hospitaliers », explique l’association Phast .

Miser sur l’informatisation de la traçabilité

Beaucoup d’établissements utilisent encore le papier pour assurer la traçabilité des DM/DMI, ce qui limite considérablement la possibilité de retrouver rapidement quel patient a bénéficié de quelle référence ou de quel lot à quel moment. Il faut descendre aux archives, déplacer des boîtes et des dossiers plus ou moins bien classés… Chronophage et sans garantie, surtout quand un litige nécessite une telle recherche plusieurs années après la pose. Une situation qui plaide en faveur de l’informatisation de la traçabilité. Un logiciel trouve l’information en quelques secondes. L’obligation à venir de renseigner des « indications », comme c’est déjà le cas pour les médicaments refacturables en sus des GHS, devrait convaincre les plus réfractaires.

Le logiciel TimeWise, facilement interopérable en HL7, permet d’enregistrer la demande de DMI (avant l’intervention), d’enregistrer les saisies en salle (pendant l’intervention) et de retrouver rapidement les données et la prescription signée (après l’intervention). Toutes les étapes sont simplifiées via une interface conviviale permettant de faire gagner du temps aux équipes.

Pour en savoir plus et assister en direct à une démonstration de la gamme TimeWise, rendez-vous à la Paris Healthcare Week, du 21 au 23 mai, stand P71.


(1) note d’information

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